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Trouble envahissant du développement

L’intérêt pour le domaine de l’autisme, tant sur le plan de la recherche que de celui de la clinique, s’appuie sur l’augmentation constante de la prévalence de l’autisme depuis les trente dernières années. On peut comprendre l’engouement entourant l’étude des TSA par la recherche de réponse à de nombreuses questions essentielles à la compréhension fondamentale de cette problématique. Par l’étude qui suit, le groupe de recherche, coordonné par la Fondation MIRA, tente de jeter un éclairage original sur quelques-unes de ces questions.

Le présent projet de recherche fait suite à deux projets pilotes. Dans un effort de poursuite de l’évaluation, l’étude qui suit, réalisée dans le cadre d’un partenariat avec deux établissements universitaires (Université de Sherbrooke, Université Laval) vise à documenter la problématique de l’autisme en l’abordant sur le plan de l’impact de l’intégration d’un chien d’accompagnement sur la famille. La diversité des modalités d’évaluation retenues rend compte de l’orientation conceptuelle du projet qui considère que l’étude de l’impact du chien sur l’enfant doit être abordée à partir d’une approche écosystémique de la famille.

Cette étude à débuter en 2006 avec le travail de M. Robert Viau Ph.D et a pris fin en décembre 2009. Au total, 12 familles ayant un enfant âgé entre 5 et 12 ans et présentant un TSA, plus spécifiquement de l’autisme, un trouble envahissant du développement non spécifié ou un syndrome d’Asperger, ont pris part à ce projet de recherche. Ces familles étaient distribuées en deux groupes afin de permettre une comparaison entre le cheminement des familles ayant un chien avec celles en attente d’un chien. Ce considérant, le groupe expérimental se composait de 60 familles qui recevaient un chien d’accompagnement au cours de la recherche, tandis que les 52 familles du groupe contrôle devaient attendre la fin de la phase expérimentale pour recevoir l’attribution du chien. Les filles formaient 20% de l’échantillon total, ce qui est conforme avec les données de la littérature qui montrent que ces troubles touchent plus fréquemment les garçons (Société Canadienne de l’autisme, 2005). 60% des enfants étaient âgés entre 5 et 7 ans tandis que 40% des enfants avaient entre 8 et 12 ans. 81 familles parmi les 112 ont pris part à trois observations à domicile. Ces familles devaient habiter dans un rayon de 200 kilomètres de Montréal afin de participer à ce volet du projet. Conséquemment, 4 évaluations ont été réalisées auprès des familles du groupe expérimental, soit un mois avant l’introduction du chien, un mois après, six mois après et dix mois après. Pour les familles du groupe contrôle, elles participaient aux mêmes évaluations temporelles à l’exclusion de la deuxième (un mois suivant l’arrivée du chien).

Le protocole de recherche a permis de récolter des informations provenant des entretiens avec les parents, des observations lors de périodes de jeux, des réponses à de nombreux questionnaires et en plus des échantillons de salives. Ces données ont permis de répondre à des objectifs de recherche abordant les comportements de l’enfant à la maison ainsi qu’à l’école, la cohésion familiale, les habiletés parentales, l’attachement de l’enfant à son parent ainsi qu’à son chien en plus de s’attarder au stress que peut vivre le parent et l’enfant sur une base quotidienne. Dans cette perspective, la Fondation MIRA cherchait à saisir l’ampleur des effets que l’intégration d’un chien d’accompagnement peut avoir sur l’enfant et sa famille.

À ce jour, les analyses ont permis de conclure que les parents composant les groupes expérimental et contrôle expriment un stress en lien avec leur tâche parental significativement élevé. Ce constat rejoint les conclusions de plusieurs études affirmant que le niveau de stress vécu par les parents d’enfant atteint d’autisme est plus élevé que celui exprimé par les familles ayant un enfant au développement typique, présentant un retard développemental ou une maladie chronique (Konstantareas et Homatidis, 1989 ; Dumas, Wolf, Fisman, et Culligan, 1991 ; Schieve, Blumberg, Rice, Visser, et Boyle, 2005 ; Epstein, Saltzman-Benajah, O’Hare, et Tuck, 2008). Ce stress considérable diminue sous le seuil critique pour la majorité des parents du groupe expérimental une fois que le chien est introduit dans la cellule familiale, particulièrement en ce qui concerne le stress en lien avec les caractéristiques propres à l’enfant. Ce niveau de stress est maintenu pour les parents du groupe contrôle.

Il est aussi surprenant de constater que non seulement le stress exprimé par les parents diminue mais que cette expression est aussi reflétée par l’organisme de ceux-ci. En effet, le taux de cortisol, une importante hormone fluctuant en fonction du niveau de stress, diminue une fois que le chien est présent dans la famille. D’ailleurs, cet effet est aussi observé chez l’enfant. Pour obtenir ces résultats, nous avons analysé les échantillons de salives récoltées une journée par semaine pendant les 16 semaines de la phase expérimental du projet. Ces échantillons de salives nous permettent ainsi d’obtenir un aperçu de la régulation biologique de l’enfant et de son parent avant et après l’arrivée du chien. Les résultats obtenus confirment ceux provenant du projet pilote fait auprès d’un groupe de 42 enfants présentant un TSA (voir Viau et al., 2010).

Il nous reste maintenant à approfondir les données provenant des questionnaires abordant les comportements de l’enfant. Ensuite, nous ferons des analyses plus poussées afin de relier les différents volets du projet et saisir l’amplitude des effets avec une plus grande justesse

Cette étude offre des retombées importantes pour la Fondation MIRA. Tout d’abord, la diversité des données recueillies contribue à l’ajustement du programme d’entraînement des chiens d’accompagnement. De plus, par l’analyse en profondeur des données, il sera possible de cibler les conditions familiales les plus favorables à la mise en place du service.

Finalement, la Fondation Mira se fait un devoir de diffuser les résultats par sa participation à des congrès internationaux (International Meeting for Autism Research ; Congrès de la Société Française de Psychologie ; Congrès International de l’enfant avec handicap et l’animal) ; publication d’articles scientifiques (Viau et al., 2010 ; Trudel, Fecteau et Champagne) ainsi que par les médias populaire (Journal de l’UdeS ; TVA1 ; TVA2 ; CTV ; La Tribune de Sherbrooke).

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Familles et Autisme




La fondation MIRA, avec la collaboration de familles d’enfants autistes
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Jeunes et familles d’accueil




Plusieurs élèves sont aussi famille d’accueil.
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Éric et ses chiens




Le chenil de St-Césaire compte quelques pensionnaires hors du commun : des chevaux, des chats et même quelques oies qui cohabitent avec le cheptel.
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Entraînement intérieur




Le chenil de St-Césaire a été reconstruit suite au Grand Verglas. Des bénévoles ont permis que les chiens de MIRA puissent bénéficier d’un lieu propice à leur entraînement. On peut y entraîner les chiens sur des parcours campagnards et sur des trottoirs couverts qu’on peut meubler d’obstacles divers !
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Entraînement extérieur




Le chenil de St-Césaire loge un parcours intérieur reproduisant des obstacles du quotidien. On y trouve aussi un manège intérieur ainsi que les enclos des chiens.
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