2012-03-12 12:00:00
31 ans déjà… que le temps passe vite ! À l’âge de 30 ans, je disais haut et fort à tous ceux qui voulaient l’entendre que c’est à 30 ans que la vie commence. Je crois tout simplement qu’avant l’on s’habitue à notre corps et à celui des autres. C’est à 30 ans que l’on aperçoit la route qui sera la nôtre. Elle est facile à reconnaître, elle est remplie de toutes les choses que l’on aime. La montagne que l’on doit gravir n’a pas d’importance quand on entend battre le cœur d’une passion envahissante et chaude de l’autre côté. Vous savez, le bonheur est facile à repérer, il est tout simplement la somme des heureux moments que nous traversons.
Pour moi, tout a commencé à l’âge de 6 ans lorsque mon père et ma mère m’ont rapporté un jeune chien du marché, là où ils vendaient les fruits et légumes de la ferme. Je l’ai appelé Ti-Loup, car il était hargneux et agressif comme un yenne. Notre première rencontre témoigne avec éloquence cet état de fait. Mon père avait pris soin de m’appeler pour me dire de rester debout jusqu’à son arrivée, car il avait une surprise pour moi. Lorsque j’ai entendu le bruit du camion, je me suis précipité à leur rencontre et j’ai ouvert la porte du côté où ma mère était assise. C’est elle qui avait le chien sur ses genoux. Lorsque j’ai voulu le flatter, il a failli me bouffer la main ! Après, il n’a jamais voulu que je l’approche. Il avait les yeux plein de colère, les dents par en avant, il n’y avait rien à faire. C’est alors que mon père m’a dit : « Je vais l’attacher dans le garage à pommes. Demain à l’aube, lève-toi avant tout le monde et va le voir, il deviendra ton ami ». Quand on s’ennuie on a besoin d’un ami. Mon père avait raison, une passion sans limite venait de naître.
2012-03-02 00:00:00
Si vous saviez combien je m’ennuie d’entraîner mes chiens... En effet, depuis mon problème de santé qui a failli me coûter un pied, je n’ai presque plus jamais remis la main sur un harnais, ça me manque.
Je ne sais si c’est l’effet du printemps qui me donne les blues du harnais ou si c’est la santé qui se pointe de plus en plus le nez, quoi qu’il en soit, mes chiens me manquent.
2012-02-24 12:16:34
Mira fût officiellement fondée en février 1981. Cependant, il faut savoir que le plat mijotait à feu doux et constant dans ma tête. Avant Mira et l’Institut Nazareth et Louis-Braille, c’était le Québec de la grande noirceur. Le cours de canne durait un avant-midi et pour obtenir un chien, tu devais réunir les fonds nécessaires pour payer ton voyage aux USA et, c’est dans la langue de Shakespeare que tu la comprennes ou pas que tu apprenais à suivre ton chien. Ce n’était pas assez d’être aveugle, il fallait être un peu sourd. Nous étions loin du cours en orientation et mobilité de six mois préparatoire à l’obtention du chien adapté au milieu et dans ta langue, avec tout un programme de suivi pour maximiser l’utilisation du chien de façon sécuritaire, efficace et agréable. Tout était à faire, à bâtir. Il fallait se battre pour tout, même pour aller au resto, à l’hôpital, à la banque et dans les édifices publics.
2012-02-16 16:51:25
Voilà bientôt 31 ans que la Fondation Mira a été fondée et deux de ses fondateurs sont encore actifs, voire très actifs, soit Johanne Hallé à la direction des services et moi-même à la direction générale. Malgré que je l’aie dit plusieurs fois, c’est d’abord mon intérêt et mon respect pour les chiens qui m’a amené à mettre sur pied cette indispensable organisation.


